Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’absence d’activité physique est le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial. Ne pas pratiquer d’activité physique nuit gravement à la santé, tandis qu’avoir une activité physique régulière constitue un véritable facteur de protection et de bienfaits pour notre corps.
Il est aujourd’hui largement recommandé de marcher 10 000 pas par jour, un seuil qui permet de bénéficier d’une santé optimale. De manière plus générale, pratiquer 30 à 40 minutes de sport chaque jour permet de diminuer de 20 % le risque de mortalité. Les bénéfices augmentent avec la durée : la mortalité diminue de 4 % toutes les 15 minutes supplémentaires d’activité physique quotidienne, jusqu’à une certaine limite bien sûr.
Les effets du sport sur le cerveau
L’activité physique joue un rôle majeur dans le bon fonctionnement du cerveau. Le sport permet une meilleure oxygénation cérébrale, grâce à une augmentation du transport de l’oxygène dans le sang. Il favorise également un apport plus important en glucose, indispensable au fonctionnement du cerveau.
Sans glucose, nos neurones ne fonctionnent pas.
À l’inverse, l’absence d’activité physique a des conséquences négatives sur la santé globale. Elle influence le poids, favorise les problèmes d’hypertension, augmente les risques cardiovasculaires et le diabète. Elle agit aussi sur le plan psychologique, en accentuant le stress, l’anxiété et la tristesse.
Pratiquer régulièrement du sport augmente le nombre de globules rouges, améliorant ainsi le transport de l’oxygène dans l’organisme. À tout âge, une activité physique régulière permet également de créer de nouveaux neurones dans certaines zones du cerveau, notamment celles impliquées dans la mémoire.
L’activité physique augmente la température corporelle, ce qui contribue à réduire le niveau d’anxiété et à améliorer le bien-être général.
Sport et santé mentale : un lien prouvé
Une étude sur la santé mentale, réalisée auprès de 1,2 million d’individus aux États-Unis, révèle l’existence d’un lien direct entre l’activité physique et l’amélioration de la santé mentale. Le sport agit directement sur l’humeur et ses bienfaits sont comparables à ceux des antidépresseurs.
Cependant, un facteur clé conditionne ces effets positifs : le plaisir.
Si l’activité physique est vécue comme une contrainte, elle ne sera pas maintenue sur le long terme. Or, c’est la régularité qui permet d’obtenir de réels bénéfices. Il est recommandé de pratiquer 45 minutes d’activité physique, trois fois par semaine. Les effets sur la santé deviennent réellement efficaces à partir de neuf semaines de pratique régulière.
Le rôle complémentaire du psychologue et de l’entraîneur
Dans le sport, l’accompagnement psychologique occupe une place essentielle. Pour l’entraîneur, le psychologue apporte une complémentarité très importante. Les sportifs ne disent pas forcément tout à leur coach, et chez les jeunes athlètes, ils n’osent pas toujours se confier à leurs parents.
Le psychologue est là pour écouter les sportifs sur des sujets qui ne concernent pas uniquement le sport. Il permet d’aborder les émotions, les doutes, les difficultés personnelles. Le coach a besoin du psychologue, et inversement : l’un ne va pas sans l’autre. Il s’agit d’un accompagnement mutuel, essentiel au bien-être et à la performance du sportif.


